02 novembre 2006

Séjour en Ile Maurice (4ème jour)

Pêche au gros au large de la Pointe aux Piments.

Aujourd'hui une bonne partie de la matinée va être consacrée à une partie de pêche un peu particulière, la pêche au gros ! En effet s'il existe un paradis sur terre pour cette activité très particulière, c'est bien au large des côtes de l'Ile Maurice que vous trouverez ce qui s'en rapproche le plus. Les eaux sont abondantes des poissons les plus prisés : marlins bleus, marlins noirs, thons, requins mako, dorades coryphène, requins marteaux, bonites, bécunes (barracudas)... Chaque année de grands concours ou des championnats mondiaux sont organisés sur l'île et je ne voulais pas rater l'occasion d'essayer cette nouvelle activité que l'on qualifiera de sportive.

Bien qu'étant un parfait néophyte en la matière, il aurait été dommage de ne pas profiter de l'occasion, le plus délicat étant de trouver un organisme ou un pêcheur qui organise des sorties à un prix abordable. Renseignements pris sur internet avant le voyage, il fallait compter entre 6500 et 9000 Rs pour 6h00 à 8h00 de pêche soit 160 à 225 euros la 1/2 journée. Les réservations peuvent se faire dans la plupart des centres de pêche, dans les hôtels ou les tour opérateurs. Le prix dépend bien sûr de la taille du bateau, de l'encadrement, du matériel employé et de la durée de la sortie. J'ai donc eu recours au système "D" pour trouver un prix plus abordable, mais surtout pour trouver une sortie à la carte, à savoir un bateau qui conservait une taille humaine, qui n'accueillait pas trop de touriste et qui me permettait d'être accompagné de Karine sans supplément (à l'origine elle ne voulait juste m'accompagner). Dès mon arrivée sur l'île je me suis renseigné auprès des employés de l'hôtel pour qu'ils me mettent en relation avec des pêcheurs qui encadraient ce genre d'activité. La résidence Villa mon Plaisir travaillait avec un organisme qui organisait ces sorties mais le prix allait du simple au double. J'ai réussi à prendre contact avec un pêcheur du village voisin à Trou aux Biches qui partait avec son frère 3 à 4 fois par semaine pour pêcher au large des côtes. Pour une 1/2 journée de scéance individuallisée avec matériel et bateau fournis, il m'a proposé un tarif défiant toute concurrence: 4000 Rs soit 100 euros pour deux personnes. Le "hic" c'est que ces embarcations ne sont pas prévues pour accueillir des touristes contrairement aux organisations qui proposent ces prestations, et qu'elles ne sont généralement pas assurées en cas de pépins, suffit juste de le savoir et d'en prendre conscience avant de s'engager ! La seconde condition c'est que le poisson que vous pêchez reste en possession de l'organisateur, vous pouvez lui racheter si le coeur vous en dit mais pour ma part la sortie n'avait pas un but alimentaire. Je comprends néanmoins que certains désirent déguster le fruit de leur labeur, sachez que le pêcheur sera le premier satisfait si vous lui rachetez le poisson pris, ça lui évitera de le vendre sur les marchés. Personnellement j'espère juste prendre du bon temps, satisfaire ma curiosité et faire de bonnes prises pour contenter ma fierté mal placée, mais surtout pour notre accompagnateur du jour dont c'est le gagne-pain quotidien.

Nous voila donc partis en quête de poissons dans notre petit bateau, il est environ 8h00 du matin et la mer est calme, d'un bleu limpide comme à l'accoutumé. Nous faisons la connaissance de notre accompagnateur dont j'ai malheureusement oublié le prénom (appelons le Manu pour simplifier le récit), un jeune homme fort sympathique qui vit de sa passion et qui a fait preuve d'une pédagogie et d'une attention de tous les instants. Il nous explique qu'il vit le reste de l'année sur les chalutiers où il s'engage comme marin-pêcheur afin de sillonner les mers du globe. J'espèrais secretement pêcher un requin mais Manu préfère de loin attrapper des dorades, des thons ou des bonites dont la plus chair est plus savoureuse et qui sont facilement commercialisables. Pour commencer, Manu accroche des leures en forme de rapala à l'arrière du bateau, un petit poisson très prisé par les prédateurs. Le leurre reproduit la forme du poisson et la couleur de ses flancs, il est censé imiter la nage et le profil du rapala en dérivant derrière le bateau en marche. Le premier objectif est de trouver un banc de sardines ou de petits poissons qui attirent les prédateurs. Pour cela il faut distinguer les oiseaux qui s'agitent à l'horizon et qui suivent les bancs de poissons pour les chasser.

Mollys_arrive octopus

Après une bonne 1/2 heure de navigation, nous trouvons plusieurs centaines d'oiseaux qui s'afférent à la surface de l'eau à la poursuite d'un banc de poissons. Manu change les appats des lignes en accrochant des leurres fluorescent en forme de calamar (octopus). Nous avons chacun une canne à pêche et laissons dériver notre leurre une cinquantaine de mètres derrière le bateau. Manu dirige l'embarcation et fait de nombreux passages au dessus du banc de poissons. Equipés de nos cannes et de nos baudriers, Karine et moi donnons frénétiquement des coups de poignet pour imiter la nage saccadée du calamar. La tension monte peu à peu mais l'attente ne se fait pas longue. En effet moins de 10 minutes après être arrivé, le moulinet se met subitement à crisser et la ligne se dévide rapidement en faisant plier ma canne. Un poisson a mordu et a plongé dans les profondeurs dès qu'il s'est senti piégé, à moi d'engager la lutte et d'essayer de remonter lentement la bête tout en évitant de décrocher ou de casser la ligne. La technique est simple mais assez physique, il faut remonter mètre par mètre le poisson en "pompant", c'est à dire en alternant les relevés de canne et le moulinage pour rembobiner la ligne. Cette action est rendue plus délicate par la résistance du poisson qui plonge et dévide la ligne à chaque soubresaut. Il faut savoir que les thons et les bonites sont les espèces les plus délicates à pêcher en rapport avec leur taille et leur poid, ils se montrent très combatifs jusqu'au dernier moment.

Il m'a fallu 5 à 10 bonnes minutes environ pour remonter le poisson, le temps de comprendre et de maîtriser la technique. Cela peut paraître court mais quand vous êtes dans l'action, vous comptez les minutes tout en vous concentrant sur les mouvements du poisson qui essaye de passer sous le bateau. Les muscles des bras se crispent lentement mais je sens que le poisson fatigue également car il tire de moins en moins fort, il se rapproche doucement de la coque et Manu distingue dans l'eau une belle bonite. Encore un dernier effort, la bonite replonge une ultime fois dans les profondeurs avant de s'avouer vaincu et de se laisser remonter. Manu atrappe le bas de ligne et embroche le poisson avec une gaffe, une longue tige en bois avec un crochet en métal à son extrémité. C'est une belle bonite d'environ 45 à 55 centimètres et de plus de 3 kilos, j'etais sur le coup très fier de ma prise avant de savoir que cette varieté de thon pouvait facilement atteindre 70 à 80 cm et plus de 10 kilos... Je ne connaissais pas cette variété mais force est de constater que c'est un très beau poisson, très surprenant, son corps est dépourvu d'écaille et sa peau semble douce et lisse, teintée de reflets argenté et bleu métallique. Il paraît très puissant à l'image de sa queue, effilée et acérée. Manu met fin à ses jours en l'assomant avec la gaffe, il est très étonnant de voir un poisson saigner autant, le pont était maculé d'une flaque d'hémoglobine rouge vif semblable à du sang humain.

DSC01879 peche_bonite

Il en fallait plus pour me décourager et pour prendre en pitié ces pauvres poissons, j'étais devenu un prédateur parmi les autres, un tueur de bonite assoifé de sang !!! Au contraire j'étais très excité par ce début de pêche fructueux et la météo qui commençait à se gâter n'entamait aucunement notre motivation. Juste le temps de replacer un leurre en bout de ligne et nous rejoignons le banc de poissons toujours poursuivi par un nombre impressionnant de mouettes et de goélands. Revoila notre octopus en plastique voguant à travers les flôts à une cinquantaine de mètres derrière notre bateau, attendant de se faire happer goulûment par un poisson que j'espère toujours plus gros. Manu dirige le bateau en faisant de nombreux passage au dessus du banc alors que Karine et moi guettons le moindre mouvement sur nos lignes respectives. Une 1/2 heure plus tard c'est toujours la pêche à la disette, le bras commence à s'engourdir et nous nous relayons sur les cannes pour leur imprimmer ce fameux coup de fouet qui fait mouvoir nos calamars en plastique. Tout à coup, la canne de Manu plie brutalement et le fil se dévide rapidement emporté par la puissance du poisson qui a plongé dès qu'il s'est senti attrapé. Alors qu'il semble arrêter sa course folle, Manu commence à pomper pour le ramener à bord. Le geste est souple et rapide, on ne peut être qu'en admiration devant la dextérité et la précision d'un pêcheur professionnel.

Après quelques minutes d'un combat acharné, le poisson ne se trouve qu'à une dizaine de mètres de notre embarcation et Manu croit reconnaître en bout de ligne un solide barracuda (ou bécune). Ce dernier nage très vite et change fréquemment de direction, il semble même se ragaillardir à la vue du bateau. Contre toute attente, soudainement la ligne casse d'un coup libérant notre barracuda après une rude bataille. Pour pêcher ce genre de poisson il est conseillé d'utiliser un bas de ligne en acier car le barracuda est doté d'une impresionnante dentition avec de véritables crocs extrémement tranchants (voir photos pour exemple). C'est un poisson rapide et très vorace qui peut atteindre au maximum 2 mètres pour 50 kilos mais plus généralement environ 50 à 75 cm pour 5 à 15 kg. Ses dents aiguisés comme des rasoirs ont eu raison de la ligne, ce dernier a attaqué et avalé l'octopus puis s'est acharné sur le fil pour le couper et se libérer. Dépité, Manu constate les dégâts et replace un leurre en bout de ligne...

barracuda Barracuda

Nous voila repartis sur les flots dans un ballet de va et vient au dessus du bancs de poissons. Cette fois ci l'attente ne se fera pas longue, à peine le leurre mis à l'eau que le moulinet de la canne à Karine se met à crisser dévidant le fil à vive allure. La canne s'est littéralement tordue sous le choc, pas de doute au bout de la ligne c'est du costaud !!! Conseillé par Manu, Karine s'affère tant bien que mal à remonter le bestiaux, mais force est de constater que celui-ci n'a aucune envie de se laisser prendre sans opposer une terrible résistance. Il en faut plus pour mon petit bout de femme qui ne se décourage pas et qui, à ma grande surprise, maîtrise parfaitement la technique de "pompage" tout en gardant la ligne toujours bien tendue. Le poisson se rapproche, il n'est plus qu'à quelques mètres quand nous distinguons dans l'eau le corps "hydrodynamique" d'un thon. Encore quelques efforts et ce dernier se retrouve à bord, il s'agit d'un thon jaune d'environ 45 centimètres, une espèce très combative qui malgré sa taille relativement restreinte fait montre d'une force étonnante. Le poids record enregistré pour cette variété est de plus de 175 kg contre 680 kg pour un thon rouge. Une nouvelle fois on ne peut être qu'en admiration devant la pureté des lignes et la puissance dégagé par le corps fuselé de ce poisson. Ce dernier doit son nom aux reflets jaunes que l'on peut observer sur sa queue et sur ses nageoires caudale et dorsale. A Maurice, comptez environ 90 Rs le kg de thon soit 2,25 euros. Cette donnée n'a pas pour prétention d'être exhaustive, le prix dépend bien entendu du lieu de vente, de la saison et de la conjoncture économique.

thon_derozier

J'en profite pour donner quelques indications sur le thon, ce poisson a pour réputation d'être une véritable "éponge", c'est à dire qu'il s'imprègne des différentes substances et éléments contenus dans l'eau de mer. Il est très sensible aux polutions, en particulier aux nappes de mercure que ses chairs absorbent et concervent dans l'organisme. Les professionnels conseillent vivement d'acheter cette variété chez les poissonniers et d'éviter autant que possible les grandes surfaces où les quantités vendues empêcheraient un contrôle sanitaire satisfaisant. Loin de moi l'intention de vous décourager à consommer du thon, mais force est de constater que les derniers chiffres publiés concernant son exploitation sont plutôt alarmants. En effet pour pérénniser l'espèce et éviter la surexploitation des stocks mondiaux, Greenpeace et le WWF estime qu'il faudrait limiter les prises à 15.000 tonnes par an. Le 26 novembre 2006 à Dubrovnik, la Cicta (Commission Internationale de la conservation des thonidés en Atlantique) a fixé des quotas de pêche à hauteur de 29.500 tonnes par an en 2007 contre 32.000 en 2006. En mer Méditerranée, on peut prévoir à terme une extinction du thon rouge si on ne trouve pas des mesures pour punir la pêche illégale estimée entre 15.000 et 50.000 tonnes par an. Il faut croire que le bon sens, les révendications écologiques et les mises en garde des scientifiques n'ont que peu d'influence sur les choix politiques, l'Union Européenne préfèrant soutenir les filières de la pêche industrielle et proposant un plan de redressement que beaucoup d'observateurs jugeront sans aucun impact significatif.

Je n'ai pour ma part que faiblement participé à l'extinction de l'espèce en mer indienne. La situation n'est pas aussi alarmante qu'en Europe mais les activités de pêche sont malgré tout strictement encadrées par la CTOI, la Commission des Thons de l'Océan Indien qui a adopté en mai 2006 plusieurs résolutions dont l'établissement d'une liste de navires présumés avoir exercé des activités de pêche illégales, ou encore la surveillance des transbordements et des capacités de pêche. Personnellement le nombre de prises durant la journée ne s'élèvera qu'à 4 poissons (2 bonites et 2 thons), pas de quoi rivaliser avec un chalutier d'autant que ces prises ont eu le mérite d'être pêchées à la force du bras et à la sueur du front.

DSC01886

En définitive, après 4 à 5h00 d'effort, la pêche se révèle peu fructueuse pour Manu mais nous décidons de nous rapprocher des côtes sentant la météo changer rapidement. Le vent commençe à se lever et la mer devient agitée, la houle faisant tanguer notre embarcation. Vous aurez tout loisir de vérifier que la météo est très changeante sur Maurice et dépend grandement des alysés. En nous rapprochant des terres, la météo redevient plus clémente et le soleil refait son apparition. Manu apperçoit plusieurs bateaux de plaisanciers qui longent les côtes, nous comprenons alors en voyant des souffles de vapeur d'eau à la surface des flôts qu'il s'agit d'un groupe de baleines qui remontent des profondeurs pour respirer. En nous rapprochant nous distinguons mieux une baleine accompagné de son petit qui remontent par intermittence à la surface et nous fait admirer le haut de son dos. Je ne suis pas un spécialiste et il m'est impossible de dire de quelle variété de baleine il s'agissait, après quelques recherches les scientifiques ont constaté que les eaux mauriciennes sont très fréquentées par les baleines à bosse entre le mois de juillet et le mois d'octobre.

De ce que j'en ai vu la description pourrait correspondre, la baleine à bosse adulte mesure généralement entre 12 et 16 mètres de long et pèse en moyenne 35 tonnes alors qu'un baleineau à sa naissance mesure 4 à 5 mètres pour 750 kg à 1 tonne. Comme moi si vous avez la chance de croiser une baleine en pleine mer, vous n'aurez pas d'excuse pour reconnaître une baleine à bosse qui a pour principale particularité sa nageoire caudale qui se présente à vous hors de l'eau à chaque fois qu'elle plonge. Généralement cette nageoire est noire et blanche et son bord est ondulée, elle est spécifique à chaque individu ce qui permet à un oeil averti de les identifier (pour exemple voir photos). Tous les ans, les baleines quittent les eaux de l'Antarctique où elles constituent des réserves de graisse avant d'entamer une migration de près de 6.000 km en direction des Mascareignes ou du sud de l'Afrique. Elles viennent s'y accoupler puis mettre bas à des baleineaux qui seront allaités par leurs mères pendant les 6 premiers mois, ensuite ils commencent à se nourrir par eux même avant de quitter leurs mères au début de leur deuxième année. Le baleineau mesure alors près de 10 mètres de long, il atteindra sa taille adulte au bout de 5 ans et vivra en moyenne 40 à 50 ans.

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Aujourd'hui il est difficile de quantifier exactement le nombre de baleine à bosse dans le monde, après avoir quasiment disparu de la surface du globe au cours du 20ème siècle, on dénombre de nos jours près de 35.000 individus dont plus de 17.000 dans l'hémisphère sud. Au cours du dernier siècle plus de 250.000 baleines à bosse ont été capturées et la population globale aurait diminué de 90 %. Pour protéger l'espèce et éviter son extinction définitive, un moratoire sur la chasse toujours en vigueur aujourd'hui a été institué en 1946 par la Commission Baleinière Internationale (CBI). Le 27 novembre dernier, un groupe de scientiques d'Océanie s'est formé pour obtenir une estimation précise des populations de baleines à bosse dans l'hémisphère sud. Ce consortium était réuni jusqu'au 2 décembre pour établir un projet de protection de l'espèce, et ce en réponse au Japon qui a affirmé vouloir reprendre ses activités de pêche pour 2007. Les populations de baleines à bosse sont stables mais n'enregistrent aucune variation et aucun accroissement dans l'hémisphère sud, le Japon a pourtant l'intention de chasser 25 à 50 baleines par an malgré le moratoire sur la chasse datant de 1982. Ce moratoire a été décrété par les pays membres de la CTI et devait durer de 1986 à 1990, à ce jour il n'a toujours pas été levé mais certains pays ont décidé de reprendre une activité de chasse commerciale. Le 18 juin dernier, les pays pro-chasse ont réussi en obtenant le soutien des petits états insulaires du Pacifique à voter une motion pour le retour à une chasse commerciale et industrielle de la baleine. Il s'agit du Japon, de la Norvège et de l'Islande qui prélèvent à eux trois officiellement plus de 2.000 unités par an. A l'image du Japon, l'Islande affirme respecter le moratoire et pêcher la baleine à des fins scientifiques, la Norvège a pris le partie d'ignorer purement et simplement les mesures contre la pêche aux cétacés. Il faut ajouter à ces pays les peuples "autochtones" à qui on a admis un quota annuel de chasse de subsistance: Groenland du Danemark, Chukotka de Russie, Eskimos d'Alaska (E.U), Iles Saint Vincent, Iles Grenadine et Sainte Lucie des Caraïbes, Inuits du Canada, Iles Féroé, Indonésie et Philippines.

Bref il subsiste aujourd'hui deux visions opposées sur la chasse à la baleine, celles des pays qui ont renoncé à la chasse commerciale du cétacé et qui considèrent que les faibles populations existantes ont été fragilisées par le passé et ne peuvent à présent pas soutenir une activité industrielle. Les pays pro-pêche considèrent au contraire que la pêche à la baleine est une activité industrielle comme les autres et qu'elle est suffisament bien réglementée pour sauvegarder l'espèce. Personnellement il paraît difficile d'imaginer comment certaines personnes arrivent à mettre à mort un animal aussi paisible, aussi majestueux, aussi inoffensif et symbolique que la baleine. La scène surréaliste a durait une dizaine de minutes, nous nous sommes tenue à une distance raisonnable pour importuner le moins possible la mère et son rejeton mais nous aurions pu les suivre durant des journées entières tellement le spectacle offert était grandiose.

.../... A suivre...

Posté par demetan à 17:00 - Commentaires [11] - Permalien [#]


Commentaires sur Séjour en Ile Maurice (4ème jour)

    je repart

    7 fevrier 2008 tous sera pret cannes leurres etc.....pour ceux qui veulent des noms ou adresses
    il suffit juste de reperer les pecheurs locaux et de leur demander le prix en vaut la chandelle mais attention a ce prix la vous n'etes pas assures

    Posté par raynald, 08 janvier 2008 à 00:35 | | Répondre
  • félicitations le blog est très reussi!

    Posté par coumbata, 13 juillet 2010 à 15:32 | | Répondre
  • félications et ...la suite

    Merci Laurent pour ton récit qui nous met l'eau à la bouche...Quid des autres jours?
    Laurence

    Posté par laurence, 16 novembre 2006 à 23:54 | | Répondre
  • Recits a voir

    Bonjour,

    c'est un super carnet de voyage que nous avons la. J'ai adorée et sa donne envie. Merci pour ce partage. Si vous avez le temps, passer sur http://www.visoterra.com/voyage-voyage-a-l-ile-maurice/decouverte-de-notre-hotel.html , ou j'ai trouver des récits tres intéressant.

    Bonne lecture a vous et tous vos commentaires sont les bienvenue

    A bientot

    Sébastien

    Posté par Sébastien, 27 juillet 2011 à 08:32 | | Répondre
  • Blog en construction, reprise le 23 ou 24 novembre pour cause de déplacement professionnel )

    Posté par Demetan, 21 novembre 2006 à 18:33 | | Répondre
  • encore !!!!

    s'est avec plaisir que j'ai lu ton article et des souvenirs identiques ont refait surface car j'ai vecu la meme experience que toi.pour ma premiere sortie en mer 4 bonites et 2 carangue dont 1 de 100livres et en prime cene sont pas des baleines que j'ai rencontre mais des dauphins.j'aurai une pensee pour toi car j'y retourne fin fevrier. en attendant de lire la suite a++

    Posté par raynald, 27 décembre 2006 à 01:36 | | Répondre
  • Merci et félicitations pour ces belles prises, s'il te reste de la place dans les valises je suis du voyage !!!

    Posté par Demetan, 27 décembre 2006 à 20:41 | | Répondre
  • super récit de voyage

    je ne savais pas où passer des vacances en ce début d'année; maintenant je le sais: direction l'ile Maurice.
    merci d'avoir pris la peine d'avoir rédigé ce récit de voyage; il va m'etre très utile et je pense que je vais mettre mes pas dans les votres; merçi encore.
    janine

    Posté par janine benoit, 28 décembre 2006 à 16:56 | | Répondre
  • Merci Janine :)

    Très bonne idée de destination, l'Ile Maurice est à mon sens ce qui pourrait ressembler de plus proche au paradis sur terre, sans nul doute !!! Reprise du récit le 12 janvier dès mon retour

    Posté par Demetan, 11 janvier 2007 à 18:02 | | Répondre
  • Magnifique !!!

    fana de peche j'ai lu avec interet votre recit, ça donne effectivement tres envie de partir.
    Je prevois de faire un voyage à l ile maurice cette ete, juil-aout, avez vous les coordonnées de la personne avec qui vous etes sorti pour la peche en mer? merci d'avance

    Posté par kiki, 06 février 2007 à 08:49 | | Répondre
  • Merci :)

    Et non je suis vraiment désolé mais je n'ai le prénom de ce sympathique pêcheur en tête. Je n'ai malheureusement pas ces coordonnées non plus, vous pourrez tjs essayer comme moi de le contacter du côté de Trou aux Biches en vous renseignant auprès des pêcheurs locaux, vous vous y retrouverez de tte les façons côté tarif. Bon voyage et à bientôt!!!

    Posté par Demetan, 10 février 2007 à 03:41 | | Répondre
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